21/05/2014
http://www.lorientlejour.com/article/868168/la-stabilite-de-la-livre-libanaise-nest-pas-menacee-assurent-les-experts.html
Tandis que le Comité de
coordination syndical (CCS) n'en finit plus d'attendre l'approbation de la
grille des salaires, les économistes s'inquiètent toujours de ses moyens de
financement. Si tous insistent sur le risque d'inflation et d'une hausse des taux
d'intérêt, la stabilité de la livre libanaise est-elle pour autant menacée ?
21/05/2014
« En 1992, le dollar avait atteint
3 000 livres alors que la conjoncture économique était plus favorable que
celle que traverse le Liban aujourd'hui », rappelait Assaad Mirza,
président de l'Association des compagnies d'assurances libanaises (ACAL) lors
des dernières manifestations du CCS pour l'approbation de la grille des
salaires. Il brandissait alors la menace d'une dévaluation de la livre
libanaise.
Si les organismes économiques s'accordent à souligner les dangers d'une adoption de la nouvelle grille selon les moutures proposées par les commissions mixtes, notamment par une augmentation des taux d'intérêt, de l'inflation et d'un creusement du déficit, peut-on pour autant parler d'un risque de déstabilisation monétaire ?
Pour Nicolas Chammas, président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB), « la situation est bien différente qu'en 1992. À cette époque, nous n'avions pas les réserves en or et en devises que nous possédons aujourd'hui, avec plus de 33 milliards de dollars et 12 milliards de dollars d'or. En 1992, la Banque du Liban était alors désemparée, elle n'avait plus les moyens d'intervenir sur les marchés de change. Non, je ne pense pas qu'il y ait de risque pour la stabilité monétaire », a-t-il conclu.
Même son de cloche pour Nassib Ghobril, économiste en chef à la Byblos Bank : « Une augmentation de la grille des salaires ne suffira pas à déstabiliser la livre libanaise, a-t-il déclaré à L'Orient-Le Jour. Tant que les banques continueront à attirer d'importants dépôts bancaires comme c'est le cas actuellement, la livre demeurera stable. »
Si la résilience du secteur bancaire n'est plus à prouver, ce dernier continuera-t-il à attirer autant de capitaux en cas d'augmentation des impôts sur les dépôts bancaires de 5 à 7 % ?
« Aujourd'hui, le secteur bancaire est toujours capable de financer à la fois le public et le privé, réitère Nassib Ghobril. Seul un choc majeur pourra menacer la stabilité monétaire ou une sortie des capitaux à grande échelle comme ce fut le cas en 2005 après l'assassinat de Hariri, en 2006 après la guerre de juillet et en 2011 après la démission du gouvernement. »
« Le problème de la grille des salaires, c'est qu'on ne connait pas le montant de son financement, a ajouté Nassib Ghobril. En dépit des chiffres qui circulent, le vrai coût de la grille des salaires et ses moyens de financement ne sont pas définis. Même si cela ne menace pas la livre libanaise, l'impact se fera sentir sur le budget car il n'existe aucune volonté politique de préserver les finances publiques. Il n'existe aucune politique pour diminuer le gaspillage et l'évasion fiscale, ou améliorer la collecte des impôts. »
« Une augmentation des taux d'intérêt de plus d'un point augmentera le service de la dette de 650 millions de dollars par an, soit l'équivalent des recettes sur l'impôt sur le revenu », a ajouté Nicolas Chammas.
Le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé avait à maintes reprises insisté sur le risque d'abaissement de la notation souveraine du Liban et ainsi proposé d'échelonner la hausse de la nouvelle grille sur cinq ans. Contacté par L'Orient-Le Jour à plusieurs reprises, le gouverneur n'était pas disponible pour s'exprimer sur le sujet.
Commentaires sur l'article ci-dessus
Messieurs,
mettons les choses au clair s'il vous plait, en ce qui concerne
l'article d'aujourd'hui intitule" La stabilite de la livre libanaise n'est pas menacee, assurent les experts"
http://www.lorientlejour.com/article/868168/la-stabilite-de-la-livre-libanaise-nest-pas-menacee-assurent-les-experts.html
Cette menace a la stabilité de la livre que l’on
brandit a tout bout de champ est elle plus important que le fait que le pays
est en train de s’enliser,chaque année davantage dans les sables mouvants d’une
dette inexorablement croissante ?
« Le secteur bancaire est toujours capable de financer à la fois le
public et le prive, dit Mr. Nassib Ghobril. Une augmentation des taux d’intérêt
de plus d’un point augmentera le service de la dette de 650 million de dollars
par an, dit Mr. Nicolas Chammas. »
Mais, Messieurs Ghobril et Chammas, ce que les
Libanais veulent, eux, c’est une REDUCTION de deux points, et non une
augmentation, du service de la dette, reduction quidevrait etre accompagnée de l’application de quelques
REFORMES ESSENTIELLES susceptibles d’économiser a l’Etat quatre milliards de
dollars par an, a partir de 2015, a condition qu’on se décide à les appliquer
au plus tot. C’est faisable, Messieurs, mais le voulons-nous vraiment ?
Permettez-moi d’en douter.
A propos, savez-vous ce que la réduction
éventuelle de ces deux points dans le service de la dette, rapporterait à l’Etat Libanais durant les
vingt prochaines annees si elle était acceptée par les détenteurs Libanais de
cette dette (67%) ?
La
réponse correcte est $114 milliards de dollars. Oui messieurs, j’ai bien dit
$114 milliards de dollars sur vingt ans, jusqu’en 2032, l’année du
remboursement total de la Dette Libanaise a ses créanciers, a condition que nos
édiles le veuillent.
Je me tiens a la disposition de quiconque
voudrait entretenir une discussion sur le sujet. En outre veuillez trouver ci-dessous deux pronostiques differents en ce qui concerne cette fameuse dette, selon qu'on l'aborde et la traite, d'une maniere ou d'une autre. Comme vous le voyez, la DIFFERENCE est sensible. Les responsables en conviennent-ils?
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